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Le blog de jr posho

l'actualité sur le PEOPLE et les informations sur les opportunités en R.D.Congo

LA position de la france et la belgique et la complicité du gouvernement Congolais(Guerre à Goma)

Publié le 23 Novembre 2012 par jr posho

armee congo

 

 

la position de la france contre la guerre à goma rdc

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a mis en cause mardi leur mandat "Déployer 17.000 hommes et fixer un mandat qui ne permet pas d'intervenir, c'est absurde", a-t-il dit. Didier Reynders, le ministre des Affaires étrangères de la Belgique, ancienne puissance coloniale, a lui aussi appelé mercredi à un "renforcement" de l'action trop défensive de l'ONU.

Dans un communiqué la Monusco a affirmé qu'elle restait "engagée" à Goma mettant en garde contre toute atteinte aux droits de l'homme. A New York, l'ONU a affirmé que les rebelles avait enlevé des femmes et des enfants.

Goma avait déjà été occupée à deux reprises en 1996 et 1998 par des rébellions, appuyées par le Rwanda. En 2008, une autre rébellion, menée par Laurent Nkunda, s'était arrêtée aux portes de la ville après avoir défait l'armée.

Les nouveaux combats ont provoqué d'importants mouvements de population, notamment la fuite de déplacés, selon Médecins sans Frontières. "Il y a urgence car cela représente plus de 100.000 déplacés, sans aucun abri, sans accès à l'eau, sans aucune nourriture et une partie d'entre eux sont porteurs de choléra", a souligné Marcela Allheimen, responsable de MSF à Paris.

La crise a des retentissements internes en RDC. Le gouvernement a "certes perdu la bataille mais pas la guerre", a déclaré mercredi matin le Premier ministre Augustin Matata Ponyio,. Mais l'opposition congolaise a estimé que le président Kabila était responsable et a appelé à un congrès pour examiner la situation.


Le général Ntaganda, pilier du commerce illicite

Les minerais congolais ne passent jamais au Rwanda à l’insu des services de sécurité congolais.

    «Le président congolais a compris ce qui lui a été dit. Le Rwanda ne peut se développer si notre frontière à l'Est lui est fermée», m'avait chuchoté à l'oreille un membre du sérail présidentiel en marge du sommet de Naïrobi en janvier 2009, sommet consacré aux négociations avec les rebelles de Laurent Nkunda.

L’ancien président français, Nicolas Sarkozy, avait fait une proposition en janvier 2009 sur l’exploitation commune par le Rwanda et la RDC des richesses congolaises

Cette initiative a provoqué l’ire des Congolais. En réalité, l’initiative est plutôt venue du président congolais Kabila lui-même, confiait un membre des services secrets occidentaux au journaliste français d’investigation Charles Onana. Une information reprise dans son ouvrage, «Ces Tutsis tueurs. Au cœur de la tragédie congolaise».

On note que le gouvernement congolais a remplacé le général Nkunda par le général Ntaganda lors du rapprochement négocié par les Américains et qui avait écarté les responsables de l’actuelle Monusco.

Le général Ntaganda dit Terminator, du fait de ses exploits en violations de droits de l’homme, a pris le contrôle de l’espace allant d’une partie de la Province Orientale jusqu’à la province du Nord-Kivu.

Selon le dernier rapport des experts des Nations-Unies, il  a mis en place un réseau de contre bande extrêmement rentable dans la zone transfrontalière rwando-congolaise. Les minerais sont introduits au Rwanda via des propriétés de Ntaganda. Le général en tirera jusqu’à 15000 dollars américains de profits par semaine. Le gouvernement Congolais ignore-t-il toutes ces transactions et mouvements ?

Le gouvernement de Kinshasa pouvait-il ne pas prévoir que Terminator se livrerait à ce commerce illicite?
Complicité du gouvernement congolais

Autre fait qui donne froid dans le dos, c’est l’implication des services congolais dans le commerce des minerais de sang. Plusieurs rapports des experts de l’ONU ont mentionné l’implication des personnalités politiques congolaises à tous les niveaux.

Ces rapports, Gersony en 1994, Lutundula, Kassem en 2002, et le Rapport Mapping en 2010, ont cité nommément plusieurs personnalités comme Katumba Mwanké, le tout-puissant conseiller du président Kabila décédé dans des circonstances dramatiques à Goma. Ces personnalités n’ont jamais été inquiétées par la justice.

Quoi de plus normal que de voir ces pratiques perdurer.

Une source du milieu des affaires internationales rapporte cette scène incroyable:

    «Le 3 novembre dernier, des autorités rwandaises remettent à la RDC 68 tonnes de minerais de contrebande saisis au cours de l’année par des agents de sécurité rwandais. Le stock est placé dans un dépôt à Goma appartenant à un ancien général congolais, Bora, cité par ailleurs dans l‘assassinat de l‘ancien président congolais, Laurent-Désiré Kabila. Mais le 14 novembre à l’aube, en présence des officiels de la province dont un ancien ministre provincial en charge des mines, ces minerais seront introduits clandestinement au Rwanda et vendus à des acheteurs internationaux».

Aucune enquête n’a été ouverte jusqu’à ce jour par le gouvernement congolais, qui officiellement crie à la tolérance zéro et à la réforme du secteur. Un cadastre minier à vu le jour à Kinshasa, mais pour quel résultat?

Le président Kabila lui-même est mis en cause par le député britannique Eric Joyce pour bradage des ressources naturelles qui ont fait manquer au pays plus de 5 milliards de dollars. On vole, on brade les ressources congolaises, du sommet de l’Etat au plus petit échelon de l’administration en passant par les services de sécurité.

 

 

 

 

par jr posho

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